Sécheresse à Besançon : Ludovic Fagaut propose les deux derniers élus communistes en offrande au dieu de la pluie

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Fred Monmaire, le conseiller municipal délégué à la valorisation de l’action du maire, salue une initiative qui permettrait de « joindre l’utile à l’agréable ».

Face à la sécheresse persistante et aux températures particulièrement élevées qui frappent Besançon, la nouvelle municipalité aurait décidé d’explorer des solutions jusqu’ici écartées par les précédentes majorités.

Après avoir étudié les mesures conventionnelles — limitation de l’arrosage, récupération des eaux de pluie, économies dans les bâtiments municipaux — la Ville souhaiterait désormais se tourner vers « des techniques qui ont fait leurs preuves depuis l’Antiquité ».

Ludovic Fagaut envisagerait ainsi d’invoquer le dieu de la pluie en lui offrant les deux derniers élus communistes du conseil municipal lors d’une grande cérémonie organisée place de la Révolution.

« Nous avons essayé la sobriété, les restrictions et les citernes. À un moment donné, il faut aussi savoir innover », aurait expliqué le maire.

Le départ de Christophe Lime aurait contrarié les dieux

Cette décision ne serait pas le fruit du hasard.

Les services municipaux auraient en effet découvert une troublante coïncidence : pendant près de vingt-cinq ans, le communiste Christophe Lime s’est occupé de l’eau et de l’assainissement à Besançon et au Grand Besançon.

Or, depuis son départ de la vie politique bisontine, les épisodes de chaleur semblent particulièrement sévères.

Pour plusieurs spécialistes des civilisations anciennes consultés par la municipalité, le message ne ferait aucun doute.

« Pendant vingt-cinq ans, les dieux ont vu un communiste s’occuper quotidiennement de l’eau. Du jour au lendemain, plus rien. On peut comprendre qu’ils se soient inquiétés », explique un expert dont la spécialité exacte n’a pas pu être déterminée.

La municipalité souhaiterait donc envoyer rapidement « un signal fort et rassurant » aux divinités.

Le choix des deux derniers élus communistes ne présenterait cependant, assure-t-elle, « aucun caractère politique ».

Une représentation de toutes les sensibilités avait été envisagée

La Ville aurait initialement souhaité constituer une offrande représentative de l’ensemble des sensibilités politiques du conseil municipal.

Le projet aurait rapidement rencontré plusieurs difficultés.

« Les écologistes ont immédiatement demandé si le bûcher était alimenté avec du bois issu de forêts gérées durablement et si nous avions calculé l’empreinte carbone de la cérémonie », explique une source proche du dossier.

Les socialistes auraient quant à eux demandé la création préalable d’une commission chargée de définir les critères de représentativité du sacrifice.

En fin, les élus de droite se seraient montrés favorables au principe, tout en regrettant l’absence de caméras de vidéoprotection autour du bûcher.

Devant l’urgence de la situation, la municipalité aurait finalement décidé de simplifier la procédure.

« Joindre l’utile à l’agréable »

Fred Monmaire aurait immédiatement apporté son soutien au projet.

« Si cela peut faire revenir la pluie, il faut tenter l’expérience », aurait-il déclaré, avant de saluer une initiative permettant de « joindre l’utile à l’agréable ».

Les services techniques de la Ville se montrent toutefois beaucoup plus prudents.

Ils rappellent qu’aucune étude scientifique n’a, à ce jour, permis d’établir une corrélation entre le nombre d’élus communistes offerts aux divinités et les précipitations enregistrées dans les jours suivants.

Un argument qui ne semble pas avoir convaincu Fred Monmaire.

« C’est justement parce qu’on n’a jamais essayé. »

Une ressource devenue rare

La municipalité reconnaît néanmoins une difficulté importante : avec seulement deux élus communistes encore disponibles au conseil municipal, les réserves seraient désormais limitées.

Il serait donc impossible de renouveler fréquemment l’opération en cas de sécheresses successives.

La Ville étudierait déjà plusieurs solutions, parmi lesquelles le recours à d’anciens élus, l’élargissement du dispositif à Grand Besançon Métropole ou, en dernier recours, l’importation de communistes depuis le Pays de Montbéliard.

Fred Monmaire aurait pour sa part demandé que l’on conserve au moins un communiste en réserve « au cas où il grêle ».

Et de rajouter qu’il tenait à saluer « le courage et la clairvoyance de Ludovic Fagaut, qui démontre une nouvelle fois qu’un grand maire est celui qui sait prendre des décisions difficiles, surtout lorsqu’elles concernent des communistes ».

Photomontage satirique généré par intelligence artificielle – LEBISONCON

2 thoughts on “Sécheresse à Besançon : Ludovic Fagaut propose les deux derniers élus communistes en offrande au dieu de la pluie

  1. Bravo, vraiment entre finesse et justesse le trait était mince, il est parfaitement maîtrisé… On attend des nouvelles du pont de la république !

  2. Pour un allumage plus rapide du bûcher, nous vous conseillons un maire de l’est de Besançon qui est souvent imbibé. Mieux que l’allume-feu au pétrole ! Une étincelle et braouffff ! Il était même sous la surveillance des pompiers de la caserne locale cet été à cause du risque d’auto-combustion !

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