Après les violences survenues en marge des dernières manifestations, la municipalité bisontine aurait décidé de s’attaquer aux véritables racines du problème : la gauche. Première mesure d’un ambitieux plan de déradicalisation de l’espace public, la suppression de tous les trottoirs situés à gauche des rues. Une initiative saluée par Fred Monmaire comme « la plus grande avancée de la droite depuis l’invention du trottoir ».
« Pendant des décennies, les pouvoirs publics ont laissé les habitants circuler librement sur les trottoirs de gauche, sans jamais s’interroger sur les conséquences politiques de cette pratique. Il ne faut donc pas s’étonner de la montée de l’ultragauche », explique-t-on du côté de la municipalité.
Désormais, seuls les trottoirs situés à droite du sens de circulation des piétons seront autorisés. Ceux de gauche seront progressivement supprimés afin de ne plus offrir le moindre espace à la radicalisation.
« Nous ne cherchons pas à supprimer la liberté de circulation. Nous souhaitons simplement que les Bisontins l’exercent dans la bonne direction. »
Les piétons contraints de marcher à reculons
Les premiers essais ont toutefois révélé un problème inattendu : un trottoir situé à droite lorsqu’on remonte une rue se retrouve à gauche lorsqu’on la descend.
La municipalité a immédiatement demandé aux services techniques de corriger cette anomalie géographique, manifestement héritée de l’ancienne majorité écolo-communiste.
Devant l’impossibilité de modifier les lois de la géométrie, une solution plus simple a finalement été retenue : les piétons souhaitant revenir sur leurs pas devront désormais marcher à reculons, afin de conserver le trottoir à leur droite.
« C’est une mesure de bon sens. Il n’y a aucune raison qu’un citoyen devienne de gauche simplement parce qu’il souhaite rentrer chez lui. »
La mesure présente néanmoins quelques inconvénients. Plusieurs habitants auraient déjà percuté des réverbères, des poubelles et d’autres piétons reculant dans le sens inverse.
La mairie recommande donc de regarder régulièrement derrière soi, tout en précisant que cette pratique pourrait être assimilée à un regard vers la gauche et faire l’objet d’une prochaine réglementation.
La municipalité se félicite néanmoins d’un premier résultat encourageant : depuis l’entrée en vigueur de la mesure, aucun des piétons accidentés n’a été retrouvé sur un trottoir de gauche.
Des caméras pour surveiller les trottoirs qui n’existent plus
Pour garantir le respect de la mesure, la Ville prévoit l’installation de caméras de vidéosurveillance sur les trottoirs de droite, orientées vers ceux de gauche.
Mais les services techniques ont rapidement signalé une nouvelle difficulté : les trottoirs de gauche ayant été supprimés, les caméras ne filment désormais plus que des emplacements où il n’y a plus de trottoir.
« C’est précisément l’objectif recherché », se félicite la municipalité. « Depuis leur installation, nous n’avons constaté aucun piéton circulant sur les trottoirs supprimés. »
Un second problème concerne les caméras elles-mêmes. Lorsqu’une caméra installée sur le trottoir de droite regarde en direction du trottoir opposé, celui-ci se trouve effectivement à gauche. Mais vue depuis la caméra d’en face, c’est la première caméra qui se trouve à gauche.
La Ville envisage donc de faire pivoter toutes les caméras vers la droite, quitte à ce qu’elles ne surveillent plus rien.
L’absence d’images sera alors considérée comme une preuve irréfutable de l’absence de délinquance.
« Une décision d’une intelligence géométrique exceptionnelle »
Pour Fred Monmaire, conseiller municipal délégué à l’admiration du maire, cette réforme démontre une nouvelle fois le génie politique de Ludovic Fagaut.
« C’est absolument prodigieux ! Magistral ! Phénoménal ! Notre maire vient de comprendre ce que des générations de mathématiciens n’avaient jamais osé envisager : la gauche n’existe que parce qu’on accepte de regarder dans sa direction ! »
L’élu se montre particulièrement enthousiaste quant aux difficultés rencontrées par les piétons.
« Certains prétendent que les Bisontins sont obligés de marcher à reculons pour rentrer chez eux. Mais c’est justement là toute la grandeur de cette réforme ! Ludovic Fagaut vient de réussir l’exploit de faire reculer les Bisontins tout en faisant avancer la droite. C’est du génie à l’état pur ! »
Interrogé sur les protestations suscitées par cette décision, Fred Monmaire estime qu’elles démontrent précisément son bien-fondé.
« Regardez-les : à peine leur interdit-on de circuler à gauche qu’ils se mettent à manifester. C’est bien la preuve que ces trottoirs étaient devenus des foyers de radicalisation. »
Et de conclure :
« Si tous les Français faisaient demi-tour chaque fois qu’ils se retrouvent à gauche, la gauche disparaîtrait immédiatement. Ludovic Fagaut vient peut-être de résoudre un problème vieux de deux siècles. C’est historique, magistral, presque galactique ! »
La Ville envisage désormais de supprimer les rives gauches du Doubs
Forte de ces premiers résultats, la municipalité étudierait l’extension du dispositif aux rives gauches du Doubs, jugées particulièrement préoccupantes puisqu’elles restent à gauche même en l’absence de piétons.
Les services municipaux proposent de les rebaptiser « rives droites opposées », une dénomination considérée comme nettement plus rassurante.
Les automobilistes pourraient également se voir interdire l’utilisation de leur clignotant gauche, jugé susceptible de constituer un signal de ralliement à l’ultragauche.
Quant aux gauchers, sans être officiellement interdits, ils seraient encouragés à utiliser leur main droite dans les lieux publics, notamment pour voter.
Fred Monmaire salue déjà cette nouvelle étape :
« Pendant six ans, l’ancienne municipalité a laissé la gauche s’installer partout : dans les rues, sur les trottoirs, sur les berges du Doubs, jusque dans les mains de nos enfants. Ludovic Fagaut a enfin le courage de dire stop. »
La mairie assure néanmoins que cette politique ne vise aucune sensibilité politique particulière.
« Nous ne sommes absolument pas contre la gauche. Nous souhaitons simplement qu’elle disparaisse de l’espace public. »
Enfin, pour rassurer les défenseurs des libertés individuelles, la municipalité rappelle que les Bisontins resteront entièrement libres de choisir leur direction.
À condition de choisir la droite.
